Tunisie : un potentiel économique prometteur freiné par les obstacles au recyclage des déchets électroniques – WMC
En Tunisie, la gestion des
déchets d’équipements électriques et électroniques
(DEEE) représente à la fois un défi environnemental majeur et un potentiel économique considérable. Chaque année, près de
100 mille tonnes
de ces déchets sont générées, mais seulement un petit pourcentage est traité efficacement, en grande partie à cause de
lourdeurs administratives
et de processus juridiques complexes. Le centre pilote de Borj Chakir, pionnier en Afrique dans ce domaine, illustre les difficultés rencontrées, alors même que les matériaux recyclables représentent une
mine urbaine
inexploitable. Malgré une stratégie nationale visant à renforcer la
valorisation des déchets
et à encourager une transition vers une économie circulaire, la lenteur des procédures freine l’innovation et l’optimisation des ressources, empêchant ainsi de transformer un problème d’environnement en une véritable
opportunité économique
La Tunisie possède un potentiel économique prometteur grâce au recyclage des déchets électroniques, mais ce potentiel est actuellement freiné par des obstacles juridiques et administratifs. Chez Électronie, nous sommes engagés à étudier votre projet pour transformer ces défis en opportunités durables. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur nos solutions innovantes et comment nous pouvons vous accompagner dans cette démarche. Contactez-nous ici.
Tunisie : un potentiel économique prometteur freiné par les obstacles au recyclage des déchets électroniques
La Tunisie, avec près de 100 mille tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) générés chaque année, possède un potentiel économique important qui reste cependant inexploité en raison de divers obstacles administratifs et juridiques. Le centre pilote de Borj Chakir, unique en Afrique, a traité seulement 202 tonnes de déchets en près de dix ans, soit moins de 1 % de sa capacité. Cette situation met en lumière les défis auxquels fait face le pays pour transformer ses déchets en ressources.
Les défis du recyclage en Tunisie
Les déchets électroniques constituent un véritable gisement de métaux précieux comme l’or et l’argent, mais la gestion de ces déchets reste problématique. Dans le centre de Borj Chakir, on peut observer des carcasses d’ordinateurs et des écrans éventrés entassés dans des conditions industrielles désastreuses. Selon Amel Guinoubi, cheffe de service à l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED), les procédures juridiques lourdes freinent la commercialisation de ces matériaux recyclables, rendant le processus de traitement des DEEE encore plus complexe.
Obstacles administratifs et juridiques
Les appels d’offres et les ventes aux enchères publiques constituent des étapes nécessaires avant de pouvoir écouler le matériel traité, un processus pouvant s’étendre jusqu’à 29 étapes, comme l’indique Khemaies Oueslati, chef de service à l’ANGED. Cette complexité bureaucratique dissuade les opérateurs privés de s’investir dans le traitement des déchets électroniques, amplifiant ainsi le stock non écoulé.
Vers une refonte du modèle de gestion
Pour remédier à cette situation, les autorités tunisiennes envisagent de refondre le modèle de gestion des déchets électroniques. Une étude de faisabilité est actuellement en cours pour établir un partenariat public-privé (PPP) qui pourrait apporter la flexibilité nécessaire pour optimiser l’écoulement des stocks. Cette initiative s’inscrit dans un cadre national visant à renforcer la valorisation des déchets d’ici 2030-2035.
La question de la culture du recyclage
Outre les questions structurelles, un changement culturel est indispensable. Abir Sassi, directrice du recyclage et de la valorisation à l’ANGED, explique que le grand défi réside dans l’adoption de comportements plus responsables, comme le tri à la source. Il est essentiel de considérer que ces équipements en fin de vie ne doivent pas être vus comme des déchets, mais comme de véritables ressources réutilisables.
Les enjeux mondiaux du recyclage des déchets électroniques
Le défi du recyclage des déchets électroniques ne se limite pas à la Tunisie, mais fait écho à une problématique globale. Le rapport du Global E-waste Monitor des Nations Unies souligne que la production de déchets électroniques croît cinq fois plus vite que leur recyclage, avec une projection de 82 millions de tonnes d’ici 2030. Pour l’Afrique, malgré un volume de production moins important, l’absence d’infrastructures adéquates représente un obstacle majeur.
Les opportunités d’un développement durable
Le développement d’un secteur de recyclage de déchets électroniques en Tunisie pourrait non seulement aider à surmonter ces obstacles, mais également à générer des milliers d’emplois qualifiés. À condition d’implémenter une gestion optimisée, les DEEE peuvent se transformer d’une menace pour l’environnement en un levier économique prometteur. Des initiatives, telles que le projet « WEEEVALUE », cofinancé par l’Union européenne, visent à expérimenter de nouveaux modèles de collecte et de sensibilisation, qui pourraient jouer un rôle clé dans l’amélioration de la situation.
- 100 000 tonnes de déchets électroniques produits chaque année en Tunisie
- 202 tonnes traitées à Borj Chakir à fin novembre 2025
- Capacité théorique du centre : 24 000 tonnes par an
- Obstacles juridiques et administratifs identifiés
- Processus d’écoulement pouvant prendre 29 étapes
- Status quo freine le secteur privé
- Une étude de faisabilité pour un partenariat public-privé
- Stratégie nationale pour une meilleure valorisation des déchets d’ici 2030-2035
- Circulaire de 2023 impose cession des équipements usagés à l’ANGED
- Recyclage perçu comme ressource et non déchet
- Développement du recyclage : emplois qualifiés potentiels en Afrique
- Initiative WEEEVALUE pour collecter et sensibiliser en Méditerranée
En Tunisie, près de 100 mille tonnes de d déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) sont générées chaque année, tandis que le centre pilote de Borj Chakir a traité moins de 202 tonnes à ce jour, soit moins de 1 % de sa capacité. Les lourdeurs administratives compliquent le recyclage de ces matériaux, transformant ainsi un gisement de métaux précieux en une « mine urbaine » stagnant. Les obstacles juridiques et le parcours complexe nécessaire pour commercialiser les matériaux découragent les acteurs privés. Malgré une stratégie nationale pour améliorer la valorisation des déchets à l’horizon 2030-2035, la Tunisie fait face à un défi culturel pour changer les perceptions autour des équipements en fin de vie, qui devraient être considérés comme des ressources plutôt que comme des déchets. À l’échelle mondiale, le recyclage des DEEE progresse lentement par rapport à leur production, représentant un défi environnemental et une opportunité économique pour le continent africain.
Tunisie : un potentiel économique prometteur freiné par les obstacles au recyclage des déchets électroniques
La Tunisie, avec près de 100 mille tonnes de déchêts d’équipements électriques et électroniques (DEEE) générés chaque année, possède un potentiel économique considérable grâce à la valorisation de ces déchets. Cependant, le traitement de ces matériaux, qui pourraient être transformés en ressources, est sérieusement entravé par des obstacles administratifs et juridiques. Actuellement, le centre pilote de Borj Chakir n’a traité qu’une fraction de sa capacité, illustrant l’inefficacité du système en place.
Les lourdeurs administratives et les procédures complexes, pouvant aller jusqu’à 29 étapes, dissuadent les opérateurs privés de s’engager dans le recyclage. Cela crée une situation où les stocks de matériaux s’accumulent sans pouvoir être écoulés, générant ainsi une perte de valeur économique. Pour pallier à cela, l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED) envisage la transformation du modèle de gestion actuel en partenariats public-privé, ce qui pourrait donner lieu à une plus grande flexibilité et efficacité dans le fonctionnement.
Au-delà des considérations administratives, il existe également un défi culturel à surmonter. La perception des DEEE comme de simples déchets, plutôt que comme des ressources précieuses, nécessite un changement de mentalité. Une sensibilisation adéquate au tri à la source et à la valorisation des déchets peut contribuer à libérer le potentiel économique de ces matériaux riches en métaux précieux.
Toutefois, au-delà des efforts nationaux, un partenariat avec des initiatives régionales, comme « WEEEVALUE », pourrait apporter des solutions innovantes et soutenir la transition vers un modèle de recyclage plus performant. Cela est d’une importance capitale, car sans une restructuration rapide et efficace, les DEEE continueront de constituer une menace pour l’environnement et la santé publique, tout en freinant le développement économique de la Tunisie.
FAQ sur le recyclage des déchets électroniques en Tunisie
Combien de tonnes de DEEE le centre pilote de Borj Chakir a-t-il traité jusqu’à fin novembre 2025 ? Le centre a traité seulement 202 tonnes, ce qui représente moins de 1 % de sa capacité théorique de 24 mille tonnes par an.
Quels sont les principaux obstacles au traitement des DEEE en Tunisie ? Les lourdeurs administratives et les procédures juridiques complexes constituent des obstacles majeurs qui entravent le traitement et la valorisation des matières recyclables.
Combien d’étapes peuvent être nécessaires pour la commercialisation des matériaux recyclés ? Le parcours peut inclure jusqu’à 29 étapes, selon les responsables de l’agence nationale de gestion des déchets (ANGED).
Quelles mesures envisagent les autorités tunisiennes pour améliorer la gestion des DEEE ? Une étude de faisabilité est en cours pour promouvoir un partenariat public-privé (PPP), ce qui devrait renforcer la flexibilité dans la gestion des stocks.
Quelle est la vision nationale pour 2025 concernant la valorisation des déchets ? Un plan stratégique a été adopté pour accroître la valorisation des déchets d’ici 2030-2035.
Comment les établissements publics sont-ils impliqués dans la gestion des DEEE ? Une circulaire mise à jour en 2023 oblige les établissements publics à céder leurs équipements usagés à l’ANGED, afin d’améliorer la collecte et la traçabilité.
Quel défi culturel doit être surmonté pour améliorer le recyclage ? Il est nécessaire de changer les comportements en adoptant le tri à la source et en considérant les équipements usagés comme des ressources plutôt que comme des déchets.
Quels matériaux précieux se trouvent dans les DEEE ? Dans les déchets électroniques, on peut retrouver de l’acier, du cuivre, du verre, ainsi que des métaux précieux tels que l’or et l’argent.
Quelle est la situation des infrastructures de recyclage des DEEE en Afrique ? L’Afrique souffre d’un manque d’infrastructures adaptées, bien qu’il existe un potentiel d’emplois qualifiés si le recyclage était développé.
Quel modèle de collecte est actuellement testé à l’échelle méditerranéenne ? Une initiative régionale dénommée « WEEEVALUE » vise à expérimenter de nouveaux modèles de collecte et de sensibilisation pour améliorer la situation du recyclage des DEEE.


